Bonjour à toutes et à
tous,
Lors de notre dernière
publication sur le sujet de la restructuration de notre compagnie
nous avions exposé notre première analyse et posé
un certain nombre de questions.
Un mois plus tard, nous avons
déjà certains éléments de réponse
qui tendent à démontrer combien ce projet présente
des risques pour BRITAIR en terme économique mais bien
plus encore sur la vie sociale des PN, les carrières, la
rémunération.
En effet, les documents qui ont
été transmis au CE de REGIONAL de décembre
et que nous avons pu nous procurer, montrent clairement qu'elle
sera la teneur pour chaque compagnie de sa spécialisation
et surtout les risques économiques encourus.
Pour REGIONAL, la spécialisation
est celle de feeder d'AIR FRANCE avec la récupération
des lignes de BRITAIR à NTE et surtout CDG avec pour conséquences
(référence données réseau 2009) une
augmentation forte du chiffre d'affaires, une augmentation du
SKO (mise en ligne de plus de modules 70 et 100 sièges),
et augmentation du volume d'heures de vol (récupération
de vols plus longs).
Ainsi, de fait, la productivité des PN de REGIONAL et l'utilisation
des avions se voient augmentées mécaniquement avec
des conséquences positives sur l'emploi, la rémunération,
les carrières. Seul point noir, la gestion des effectifs
PN et PS de la base de Lyon.
Pour BRITAIR, la spécialisation
est le face à face avec la concurrence avec pour adversaires
principaux EASY JET et le Groupe LUFTHANSA (excusez du peu !!),
le partage n'est équilibré sur aucun des paramètres
classiques d'une compagnie aérienne et les conséquences
sur la vie des PN, leur emploi, leur carrière, leur rémunération,
les NAO futures loin d'être négligeables.
Seule justification de ce déséquilibre avancée
par la direction : UN PARI...
Oui un pari de regagner ces Millions
d'Euros de chiffre d'affaires, ces centimes de SKO, de productivité
PN, ces milliers d'heures de vols grâce à une restructuration
du Hub de Lyon.
Réussir là ou nous avons déjà échoué
dans notre volonté de contrer l'implantation low-cost.
Formidable pari avec les outils dont nous disposons : modules
de 50 à 100 sièges, structure de compagnie aérienne
classique etc...
Ce projet est donc non seulement
déséquilibré pour les salariés de
notre compagnie mais le risque de voir notre compagnie disparaître
lentement mais surement n'est pas nul.
Dores et déjà,
le SPAC BRITAIR met tout en oeuvre pour trouver les réponses
aux mesures néfastes de ce projet qu'elles soient de nature
sociale ou économique.
Plus que jamais, nous avons besoin de votre soutien
et de vos adhésions.
Bons vols,
Le Bureau du SPAC BRITAIR
La pression est mise sur la direction. Les
syndicats de BRIT AIR, dont le SPAC ont déclenchés
le processus de veille
sociale. |