Certains d'entre vous nous interrogent régulièrement
sur le Droit Individuel à la Formation car plus de deux
ans et demi après sa mise en place, le DIF est encore peu
connu de nombre d'entreprises et de salariés..
Vous n'êtes pas sans savoir que chez BRITAIR très
peu de demandes sont acceptées et nous vous rappellons
que le SPAC reste opposé à l'utilisation du DIF
pour préparer l'épreuve de compétences linguistiques
dont la formation est selon nous du ressort exclusif de l'entreprise.
Cependant, ce dispositif est particulièrement intéressant
pour acquérir de nouvelles compétences ou approfondir
des techniques et à ce titre nous avons rassemblé
sous forme de questions-réponses, vos interrogations les
plus courantes :
1. Qui a droit au DIF ?
A partir d'un an d'ancienneté dans l'entreprise, tous
les salariés en CDI, à temps complet ou partiel,
sont éligibles au DIF.
Quant aux salariés en CDD, ils peuvent bénéficier
du DIF à condition d'avoir travaillé dans l'entreprise
au moins quatre mois (consécutifs ou non) en CDD, dans
les douze derniers mois. Il n'est pas obligatoire que l'ancienneté
ait été acquise au titre du même contrat.
Par contre, les apprentis et salariés en contrat de professionnalisation
n'ont pas accès au DIF.
2. Comment se calculent les droits au DIF ?
Le salarié peut accumuler annuellement 20 heures de formation
minimum, durant six ans. En cas de temps partiel ou CDD, les droits
sont calculés au prorata du temps de travail, et ne sont
pas limités à la période de six ans.
Au-delà de 120 heures, les droits ne sont plus accumulables.
Les périodes d'absence du salarié (congé
maternité, d'adoption, de présence parentale, ou
congé parental d'éducation) sont prises en compte
pour ce calcul.
3. L'entreprise doit-elle informer ses salariés
sur le DIF ?
L'employeur a l'obligation d'informer chaque salarié,
par écrit et annuellement, du total des droits qu'il a
acquis au titre du DIF.
En cas de licenciement, l'employeur doit faire figurer dans la
lettre de licenciement les droits que le salarié a acquis
au titre du DIF et la possibilité de demander, pendant
le préavis, à bénéficier d'une action
de bilan de compétences, de VAE ou de formation.
4. L’entreprise peut-elle refuser une formation
en DIF ?
La réponse est oui. "L'employeur peut refuser la
demande du salarié pendant deux années consécutives,
sans avoir à motiver son refus".
L'entreprise étant tenue de donner son accord sur le choix
de la formation pour que celle-ci ait lieu, l'absence de réponse
sous un mois vaut acceptation.
En cas de refus, le salarié ne peut alors que réitérer
sa demande ultérieurement. "Au bout de deux ans, le
salarié peut effectuer sa demande sous forme de CIF - Congé
individuel de formation - auprès de l'Organisme paritaire
collecteur agréé dont relève l'entreprise.
L'OPCA adressera ensuite la facture à l'employeur."
L'organisme se réserve le droit de refuser la demande du
salarié si elle ne répond pas aux priorités
et aux critères qu'il a fixés. "Le choix de
l'action de formation mise en oeuvre dans le cadre du DIF doit
être arrêté par accord écrit du salarié
et de son employeur."
5. Le coût du DIF est-il plafonné pour
l'entreprise ?
Le coût du DIF pour l'entreprise se compose d'une allocation
formation versée au salarié, à laquelle s'ajoutent
les frais de formation, calculés sur la base forfaitaire
applicable aux contrats de professionnalisation, soit 9,15 euros
de l'heure. "Un plafond que l'entreprise n'est pas obligée
de dépasser". A noter que pour les salariés
en CDD, tous les frais sont pris en charge par l'OPCA.
6. Le salarié peut-il effectuer sa formation
durant le temps de travail ?
Sauf disposition contraire, le DIF s'effectue hors du temps
de travail. Le salarié reçoit alors, de la part
de son employeur, une allocation de formation égale à
50 % de sa rémunération nette de référence.
Pour obtenir le salaire horaire de référence, il
faut diviser le total des rémunérations nettes versées
au salarié, au cours des douze derniers mois précédant
le début de la formation, par le nombre total d'heures
rémunérées au cours de cette même période.
Cependant,l'employeur peut prendre l'initiative de proposer que
la formation se fasse sur le temps de travail au quel cas le salarié
ne perçoit plus d'allocation formation. Sa rémunération
est maintenue normalement pour les heures passées à
se former.
7. Les droits au DIF sont-ils transmissibles en cas
de rupture du contrat de travail ?
"En dehors de tout accord de branche disant le contraire,
les droits au DIF sont attachés au contrat de travail.
En cas de rupture du contrat - licenciement, démission,
retraite…- le salarié peut effectuer sa demande de
DIF avant la fin du préavis. Demande que l'entreprise peut
toujours refuser. En cas d'accord, le DIF peut être effectué
après le préavis." En cas de non utilisation
de ses droits, le salarié ne peut pas demander de compensation
financière. Le salarié partant en retraite perd
également ses droits acquis s'il ne les a pas utilisés.
8. L’entreprise peut-elle imposer un choix de
formation au salarié ?
Non, étant donné que le DIF est effectué
à la demande du salarié. Néanmoins, "l'entreprise
peut proposer une formation en DIF à un salarié,
auquel cas celui-ci peut toujours refuser la proposition sans
plus de justification." Elle peut également constituer
un catalogue interne proposant ainsi un choix de formations.
9. Le DIF sert-il à développer les compétences
du salarié dans le champ de son travail ou bien la formation
peut-elle n’avoir rien à voir avec son métier
?
Les formations admissibles en DIF sont fixées par la
loi, l'accord de branche ou interprofessionnel, ou l'accord d'entreprise
(plus rarement) qui définissent des actions prioritaires.
Dans le cadre de la loi, elles sont limitées à :
- des actions de promotion permettant d'acquérir une
qualification plus élevée,
- des actions d'acquisition, entretien ou perfectionnement
des connaissances,
- des actions d'acquisition d'un diplôme.
Cependant, aucun sujet de formation n'est formellement exclu
par la loi, en cas de préavis, le salarié peut toujours
négocier avec l'entreprise n'importe quel thème
de formation. "La jurisprudence ne s'est pas aujourd'hui
manifestée à ce sujet."
Bons vols,
Le Bureau du SPAC BRITAIR
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