| La question posée était
la suivante :
- Qui est volontaire pour une
augmentation d’activité ?
En clair, qui est à 0 et
veut passer à +10 ou à +20, ou encore qui veut passer
de +10 à +20 ?
Souvenez-vous, il s’agit
de l’appel d’offre à volontariat du 10 décembre
dernier et qui concerne l’année IATA 2010-2011.
C’est là que le bât
blesse : cet appel d’offre ne respecte pas la convention
(chapitre III-1 de l’accord du 18 janvier 2006, signé
à l’époque par le SNPL et modifié par
l’avenant du 9 juillet 2007) en ce sens qu’il aurait
dû être émis avec un préavis de 12 mois
et la commission paritaire se tenir au moins 6 mois avant le début
de l’année IATA.
C'est-à-dire que tout cela
se joue avec, en gros, 6 mois à un an de retard.
Donc, ça commence mal.
Mais ce n’est rien à
côté de comment cela va finir.
Voilà comment une commission
paritaire devrait, dans un monde normal, se dérouler :
Les deux parties, représentées
par un nombre égal de participants (d’où le
nom de paritaire) s’assoient autour d’une table. Ensuite,
après un bref exposé de l’ordre du jour, chacun
des points suivants est examiné, puis éventuellement
discuté et débattu :
- L’appel d’offre
est-il conforme ?
- La convention est-elle respectée
?
- Chaque demande est ensuite examinée
en fonction des critères de recevabilité : textes
conventionnels, ordre de priorités, LCP, carences éventuelles…
etc.
A l’issue de ces débats,
tout le monde devrait en principe tomber d’accord, faute
de quoi on peut toujours procéder à un vote. La
parité interdit à l’une des parties de l’emporter
systématiquement sur l’autre ce qui, certes, alourdit
la procédure mais oblige à la recherche d’un
consensus.
C’est ça une commission
paritaire avec des individus normaux.
Voilà, moi, à quoi
j’ai assisté :
La direction s’est présentée
à quatre tandis que nous, délégués
du personnel étions cinq.
J’ai attendu toute la séance
la venue de la personne manquante afin que l’on puisse commencer
sereinement la commission mais elle n’a jamais daigné
se présenter.
Le DOV a ouvert la parole :
- Bon, ben… Ca va aller
vite vu qu’il n’y a aucun problème…
Aussitôt coupé par
les délégués des syndicats représentatifs
(représentatifs de quoi je me le demande) totalement opposés
à ce que quiconque ayant demandé un surcroît
d’activité obtienne satisfaction.
Et les voilà partis dans
des tirades à rallonge sur la situation économique
exceptionnelle de l’entreprise (peut-être sont-ils
au courant d’un plan de sauvegarde de l’emploi ? Pas
nous…), en appelant au « bon sens ». Ces délégués
s’en prennent même aux postulants, trouvant scandaleux
que des PN osent demander 10 ou 20 jours de plus alors que, parmi
ces détracteurs, ils s’en trouvent qui appartiennent
au syndicat même qui a participé à l’élaboration
de l’accord dont il est question et qui sont volontaires
pour une augmentation d'activité!
Et le DOV, bien sûr de rentrer
dans leur jeu et de se battre comme un chiffonnier, sous l’œil
écoeuré de votre serviteur.
Voici venu l’heure du bouquet
final : la direction ramasse son dossier, se lève visiblement
courroucée et tourne les talons.
Rideau !
De débat : point ; de vote
: point.
Au lieu de cela une empoignade
grotesque, pitoyable, lamentable, affligeante et totalement stérile
entre, d’un côté de la table, une personne
qui entend nous diriger à sa guise et de l’autre
des gens qui prétendent nous défendre.
La commission paritaire a-t-elle
seulement eu lieu ?
Et moi dans tout ça ?
Je n’ai rien dit. Strictement
rien, pas un mot.
J’attendais que des gens
intelligents et responsables me demandent mon avis.
Ils s’en fichaient comme
de leur première chemise.
En revanche j’ai cru comprendre,
lors du petit déjeuner qui a précédé
la réunion qu’il aurait été souhaitable
que les syndicats s’expriment d’une voix unique…
Bah voyons…
Parler d’une seule voix,
oui.
Hurler comme une meute de loups,
non.
Je vous souhaite de bons vols.
Le DP SPAC titulaire.
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