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La «
rentrée » syndicale, marquée tout d’abord
par les élections professionnelles sur les résultats
et les conséquences desquelles nous ne reviendrons pas,
s’est poursuivie par la tenue, à deux semaines d’intervalle,
de deux réunions DP qui semblent donner le ton du dialogue
social instauré par la direction et qui caractérisera
la nouvelle mandature.
S’il fallait choisir un
mot pour le décrire ce serait : belliqueux !
Jugez plutôt :
On commence gentiment :
Question UGICT : La marge
CDB est-elle applicable pour un PN qui rentre en MEP à
l’issue de son courrier ?
Réponse Direction : Oui
bien sûr !
Evidemment, c’est tellement
plus pratique et moins coûteux ! Sauf que la marge CDB n’est
pas prévue pour ça, et que la direction se moque
comme d’une guigne de ce qu’il adviendra du pauvre
CDB qui aurait commis l’imprudence de se prêter à
ce jeu dangereux en y engageant sa responsabilité ; surtout
en cas d’accident.
Nous vous invitons à
refuser catégoriquement d’accorder la marge CDB dans
pareil cas.
Question SNPL : La direction
redistribue-t-elle les mois OFF accordés ?
Réponse : Non
Et un accord bafoué, un
!
Question SPAC : Pourquoi
l’autorité du CDB est-t-elle sans cesse et de plus
en plus remise en question à Brit’Air ?
C’est ainsi que le DOV trouve
tout à fait normal que ce soit le CCO qui décide
quand il faut une navette, quand il n’en faut pas et même
quand vous avez faim.
Mais Monsieur le DOV, l’autorité
du CDB pour mener à bien sa mission en toute sécurité
et y consacrer les moyens nécessaires est un droit énoncé
dans le Code de l’Aviation Civile et c’est le devoir
du CDB de mettre ce droit en œuvre.
Et une règlementation piétinée,
une !
Une question UGICT soulève
un problème sur le seuil de déclenchement des heures
de nuit :
- A partir de quand,
s’interroge-t-on ?
- 67 heures pour un PN non volontaire.
- Et pour un volontaire à +10, par exemple ?
- Heu… 69 heures !
Tiens, mais où
cela est-il donc marqué ? Nulle part, bien sur, et surtout
pas dans la convention ni l’accord de 2006. Mais
évidemment chacun comprend que, puisque cela coûte
moins cher c’est mieux ainsi. Tant pis si au final les volontaires
travaillent plus pour gagner moins.
Un autre accord bafoué
: et de deux !
A questions diverses, réponses
joker : « pas du ressort des DP ». Car la DRH a décidé
de marqué son nouveau territoire d’une empreinte
de rigueur dans le respect du code du travail quant aux attributions
et au domaine de compétence des Délégués
du Personnel. En revanche elle ferme les yeux avec bienveillance
sur ses propres irrégularités.
Un exemple :
Le badge rouge que devrait posséder tout représentant
du personnel au nom du droit d’accès à tous
les locaux de l’entreprise, y compris donc, ceux situés
en zone réservée. Toutes les organisations syndicales
ont posé la question au moins une fois et ce depuis au
moins un an et demi. Jusqu’à présent la DRH
temporisait : « Ah oui… nous n’avions pas
pensé à cela mais vous avez raison, nous allons
y réfléchir » ; quelques mois plus tard
: « oui, oui, c’est en cours, nous y travaillons
», puis : « pas beaucoup de temps en ce moment
mais ça va venir… » Jusqu’à
aujourd’hui, enfin, une réponse claire :
- Nous avons réfléchi
pendant un an et demi et nous sommes arrivés à la
conclusion que vous n’avez qu’à demander à
la gendarmerie un badge provisoire à la journée
et ensuite, il vous suffit d’être accompagné
par le titulaire d’un badge rouge !
La liberté de circuler,
quand elle est conditionnée à une demande auprès
des autorités et à la présence d’un
accompagnateur officiel rappelle un peu celle prônée
par quelques sombres régimes totalitaires… vous ne
trouvez pas ?
Et un article du code du travail
non respecté, un !
C’est quand même au
passage ce que l’on appelle un délit d’entrave…
(Oui, un délit, vous avez bien lu …)
Nous avons gardé le meilleur
pour la fin, un sujet qui concerne tout le monde : Les
congés !
Forte de son expérience
réussie l’été dernier (à croire
qu’il ne s’agissait que d’une sorte de répétition
générale avant la grande offensive) la direction
a remis ça au programme hiver avec encore plus d’ampleur,
de force et de cynisme :
- Elle impose des congés
aux dates qui l’arrangent.
- Elle solde pour vous les CP
disponibles, vous refusant ainsi le droit, pourtant conventionnel,
de demander vos congés à tout moment de la saison.Elle
interdit donc de fait, aux PN qui le souhaitent, de placer des
jours sur leur CET.
- Elle supprime la possibilité
de rendre un CP contre la journée de solidarité.
- Enfin, elle vous retire la
possibilité d’utiliser vos droits acquis au titre
des CPX.
Bilan : 3 accords d’un
coup, bafoués, piétinés et jetés violemment
à la figure des PN et de leurs représentants syndicaux.
En guise de baume qu’il
croit apaisant, le DRH annonce qu’il prévoit de «
s’asseoir autour d’une table afin de revoir tous ses
accords ».
- Ah bon ! Sont-ils donc dénoncés par la direction
?
- Non il faudra les revoir, un point c’est tout !
Chers sympathisants du SPAC, ne
pleurons pas la perte de la capacité à négocier
et signer des accords, de toute façon la direction ne les
respecte pas ; elle préfère le passage en force
et la guerre.
Félicitons nous également
de n’avoir pas des voyous à la tête de l’entreprise.
Déplorons simplement qu’ils
se conduisent comme tel.
Les DP SPAC vous souhaitent des
vols paisibles.
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