La commission paritaire du mardi 17 mars,
la réunion des DP du mercredi 18 mars,
la réunion « adaptation des ressources à la crise »
ou « comment sauver le bateau ? »

 

Commençons par la commission paritaire : pas d’autre surprise que l’annonce non officielle et en dehors de l’ordre du jour d’un prochain rééquilibrage de base !

Traduction : préparez-vous ça va chauffer !

Le reste, on s’y attendait : permutations sans histoire et balayage d’un revers de main des carrières des 2 PNT dont les qualif FK100 ont été interrompues suite à une décision unilatérale de la direction et ce, bien sûr sans recueillir l’avis de la commission paritaire. A Brit’Air on se moque éperdument de l’aspect humain des choses. Seuls comptent les coûts et … les coûts !

Continuons par la réunion DP du lendemain et attaquons d’emblée la question qui tue : de quel mystérieux chapeau la direction a-t-elle tiré ce fameux quota de 28 CP à poser obligatoirement sur la saison été ? Pas de la convention en tout cas, bien qu’elle affirme, comme d’habitude, le contraire. Qu’à cela ne tienne, la direction a dores et déjà mis son plan en pratique et imposé des CP à certains PN sur le mois d’avril. Nous l’affirmons : ceci est non conventionnel.

Vous vous plaignez de Ground Force lorsque vous faites escale à MAD ou BCN ? Ne cherchez plus : l’assistance de Brit’Air, c’est AF. Et AF sous-traite avec… devinez qui ? Ground Force ! A partir de là, bien sûr, on comprend pourquoi les CRCDB qu’on s’évertue à noircir à longueur d’année font autant d’effet qu’un jet d’urine dans une guitare… espagnole !

Comme vous l’avez peut-être remarqué, le programme été change et voit l’arrivée de nombreuses rotations type 4 étapes journée de forte amplitude sur la base de LYS. Plusieurs syndicats dont notamment la CFDT PNC ont demandé la découpe en deux équipages de ces journées d’activité. La réponse de la direction est non. Je pense qu’à moins d’être arrivé à Brit’Air la semaine dernière, vous n’êtes guère surpris !

Et lorsque ce même syndicat, appuyé en ce sens par une question du SNPL réclame qu’au moins les collations soient chargées dès le matin afin d’être consommées le midi, la réponse est également non. Non, parce qu’elles sont pour le soir (na !) et qu’on doit respecter la chaîne du froid.

Et puis tiens, pendant qu’on y est : le SNPL demande que les petits déjeuners, sur les rotations sur lesquelles ils sont prévus au PHE, soient remplacés par des collations ; l’idée étant que le droit au repas du midi existe bel et bien mais que, souvent les horaires inadéquats associés à la fatigue des équipages ne permettent pas de les utiliser, c'est-à-dire de les dépenser pour un vrai repas chaud à l’hôtel ou dans l’aérogare. L’opération est transparente, question coût, pour la compagnie. La réponse du DOV est NON. Motif : il ne veut pas…

Continuons sur le registre de la baisse des coûts : l’UNSA fait remarquer que les techniciens sont désormais absents des escales où les night stops ont été supprimés et demandent comment seront faites les tâches d’entretien en ligne qui leur incombaient ? La DM répond que les équipes de Lyon maintenance ont été renforcées. Combien ? Quand ? Le flou de la réponse laisse augurer des jours bien sombres en matière de disponibilité de la flotte.

Bon, peut-être que je fais là une « misconception » (miss-conne-sep-chieûnne avé l’accent !). Celui-ci, depuis que je l’ai entendu dans la bouche de notre directeur de la maintenance qui possède une collection de barbarismes anglo-saxons à faire pâlir d’envie les plus branchés du MEDEF, je voulais absolument le caser quelque part ; ouf ! J’y suis arrivé !

L’UFPL a soulevé un lièvre en ce qui concerne le droit au GP des PN à la retraite : il semblerait qu’il ne soit acquis qu’avec 10 ans d’ancienneté ET le déclenchement du régime obligatoire, ce qui paraît nouveau ; affaire à suivre donc…

Pour finir avec les DP : une info recueillie suite à une question de l’UGICT-FO et qui peut être utile : une pharmacie n’a pas le droit de refuser le tiers payant à un personnel Brit’Air en prétextant un défaut de paiement ; si cela se produit, informez-en Prévadiès.

Passons maintenant à la réunion de crise à laquelle nous a convié notre Directeur Général.

Un Directeur Général soucieux, pour ne pas dire anxieux (nous perdons paraît-il de l’argent) et nerveux (il froisse en réunion des feuilles de papier qu’il transforme en boulettes avant de les jeter dans la corbeille…). En outre il s’emporte vite, très vite ; mais sans doute est-ce là une technique comportementale de négociation adoptée pour la circonstance.

Plusieurs tableaux sont projetés sur un écran aboutissant à la synthèse finale : il existe un sureffectif d’exactement 27,9 PN (14,3 PNT et 13,6 PNC), soit un peu moins de 4% du total de la population PN.

Ce n’est pas bien, mais, après tout, est-ce si dramatique demandai-je candidement ?

« Perdre 17 millions d’euros ne vous inquiète pas plus ? » sera la réponse du directeur….

Le problème est que ce type de discours nous a été servi en 2005, par voie de DVD, afin de faire passer l’accord de productivité (et d’acheter un bateau), qu’il nous a été resservi il y a un an pour la facture carburant (dont tout le monde se contrefiche aujourd’hui), qu’il nous a été servi de nouveau à l’occasion de la mise en place de l’EU-OPS quand on nous répétait à grands cris que les nuits courtes de 8h30 étaient le fond de commerce de Brit’Air et que, sans elles, l’avenir de la compagnie était menacé (qui d’entre-nous, depuis l’été dernier, à fait moins de 8h45 en temps de repos alors que les OPS recalent systématiquement les vols plutôt que de servir de la disposition de l’accord qui permet de descendre à 8h30 ?).

Quand on crie au loup…

Votre DP SPAC, Christophe LEBE.