La réunion DP du mercredi 21 janvier
2009 : C’est la crise, les DP n’ont qu’à payer ! |
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L’équation est la suivante : crise mondiale + vacance temporaire du poste de DRH = climat social proche de zéro à Brit’Air. Pour la résoudre, notre direction a opté pour la manière forte, c'est-à-dire rigueur et discipline à l’encontre des salariés, à commencer par les représentants du personnel, et large indulgence pour elle-même. Jugez plutôt : Démarrage de la lecture des questions DP alors que certains délégués, en l’occurrence les plus concernés puisque auteurs desdites questions, ne sont pas encore présents. La direction refuse la proposition pourtant logique de l’UNSA de commencer par les questions d’un syndicat dont les représentants sont déjà en salle. Cela permet de passer en cinq minutes chrono sur une bonne quinzaine de questions. Ensuite, quand L’UGICT & FO demandent s’il est possible à la direction de retirer 1/30éme de salaire à un PN dans l’impossibilité d’effectuer son courrier pour une raison liée à un cas de force majeure, comme par exemple des bagages perdus à l’occasion d’une mise en place, la direction ne dit pas non car elle n’exclue pas, après étude du cas précis, un « acte de management » ! Plus tard, quand le SNPL souhaite connaître le recours qu’a un salarié contre une mesure de retrait de GP à son encontre, il lui est répondu : aucun puisqu’il ne s’agit pas d’une sanction mais d’une « mesure administrative ». Nous, DP, en déduisons donc que « acte de management » et « mesures administratives » font dorénavant partie de la panoplie du parfait manager moderne, dont se réclament probablement nos dirigeants, et pour qui le terme de punition est par trop ringard. Pause ! L’adjointe à la DRH qui assure l’intérim pendant la vacation du poste nous octroie 10 minutes pour nous remettre de nos émotions en annonçant : la réunion reprendra à 10h14 (sic). Je crains alors qu’en cas de retour en salle après 10h16 nous ne soyons obligé de trouver un code retard ! Si la direction et en particulier la DOV s’amuse avec ses nouveaux jouets elle n’en n’a pas pour autant remiser les anciens aux placard : obstination à répondre des énormités qui frisent l’aberration : il n’y a pas d’étapes supérieures à 1h30 à Brit’AIR (question SPAC) !!! Et le désormais classique « ceci ne concerne pas les DP », à la mode depuis l’année dernière ; c’est ce que l’UFPL se voit répondre lorsque ses représentants demandent ou en est la bourse d’échange qui devait être mise en place pour la saison hiver en cours (et qui s’achèvera dans deux mois !). Dans l’après midi nous patientons en bâclant quelques questions DRH le temps pour le directeur de la maintenance de se présenter en réunion. Car bien entendu, si l’on n’attend pas les délégués, quand il s’agit d’un directeur, on s’arrange… Et puis soudain à 16h30, tomber du rideau, fin de séance et fin du rire, car il est l’heure pour les délégués de prendre la route afin de ne surtout pas rater les mises en place ! On croit un instant à un simple entracte car il reste la bagatelle d’une petite centaine de questions à traiter (pratiquement la totalité de celles qui s’adressent à la DRH) mais pas du tout : la pièce est bel et bien terminée et tant pis pour les élus CGT qui n’ont vu pratiquement aucune de leurs questions traitées en séance. C’est comme ça, c’est la nouvelle règle : si ça ne vous plait pas, vous n’avez qu’à poser moins de questions ! Tous les délégués du personnel en colère se rendent donc sans plus tarder au troisième étage et rencontrent notre directeur général qui justifie cette attitude en qualifiant d’irresponsables les organisations syndicales qui posent trop de questions ! Mes conclusions seront les suivantes :
En revanche, il serait intéressant d’étudier la possibilité de s’arrêter de travailler pendant… disons un jour ou deux ! Pas de grève bien sûr, non mais une simple mesure administrative syndicale… En attendant je vous souhaite une excellente année 2009. Votre DP SPAC, Christophe LEBE
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