La journée syndicale du mercredi 19 février 2009 :

Au second plan ...

 

Incontestablement la réunion DP de cette semaine-ci est passée au second plan, tant du point de vue des dirigeants que de celui des organisations syndicales. En effet, la veille comme le jour même se sont tenues des réunions plus essentielles concernant les projets mis en œuvre par la direction pour faire face à la crise ; devrait on plutôt dire les projets que la direction envisage pour que les salariés payent la crise : gel des embauches, incertitudes quant aux CDD qui arrivent bientôt à leur terme et qui concernent 30 PNC, réduction des charges avions, arrêts de certains découchés et puis bien sûr, les congés dont la direction souhaitent que les reliquats soient soldés, ce qui, sous certaines conditions et dans certains cas paraît raisonnable, mais qu’elle aimerait aussi imposer aux salariés, ce qui l’est déjà beaucoup moins, pour ne pas dire tout simplement inacceptable.

Rappelons que, pendant ce temps, Régional investit dans le renouvellement de sa flotte et la maintenance, tandis qu’à Brit’air on se passe des mécaniciens intérimaires ou bien, comme nous l’a appris une question DP de la CGT, on déplace de manière unilatérale les mécaniciens sous contrat de mobilité ; en réalité l’un d’entre eux a eu le choix entre Paris et… Paris !

Certes, reporter les coûts sur les salariés n’est pas nouveau. Un exemple ? L’UFPL demande en DP que le règlement intérieur soit respecté et qu’un exemplaire de ce même règlement intérieur soit remis à chaque salarié. Idem d’ailleurs pour la convention : à cela la direction répond que ces documents sont consultables sur TOMI ; en d’autres termes c’est à vous de payer le papier et l’imprimante !

Quant au reste ; rien que du standard :

  • Toujours pas de formation à l’anglais pendant les horaires de travail comme le prévoit pourtant le code du travail.
  • On savait déjà que la commission paritaire n’avait plus de paritaire que le nom puisque son président, en l’occurrence notre DOV bien aimé s’est octroyé deux voix au titre d’un élément du droit français qui nous échappe mais dont il promet de retrouver un jour le texte ; il nous restait à apprendre qu’elle n’est plus non plus une commission puisque la direction s’arroge le droit d’interrompre des formations en cours de route ( à deux simus de la fin on peut s’interroger sur le bien-fondé financier d’une telle opération) sans la consulter.

A se demander quand même si l’on ne serait pas en train de confondre adaptation à la crise et perte complète des pédales.
Quoique non, quelque chose suit son cours quand même : le robinet à millions d’euros continue d’arroser l’heureux skipper du voilier qui, lors de son exploit maritime, (car convenons que c’en est un) devait fredonner à sa barre « mâa petite entrepriiise… connaît pas la criiise !.. »

Votre DP SPAC, Christophe LEBE