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On savait depuis la dernière fois que la direction
s’essayait à brouiller les cartes, notamment en mélangeant
les questions, de sorte que, par exemple, une question un peu embarrassante
posée à la DOV se retrouve dans la liste de celles adressées
à la DRH. C’est évidemment une bonne manière
de feindre de ne pas les ignorer tout en évitant d’y répondre.
Force est de constater qu’à ce jeu d’adresse, la
direction a fait des progrès notoires et, la confiance venant
avec la pratique, elle a cette fois-ci étendu le concept à
grande échelle ; aidée en cela par une autre trouvaille
: la DRH a pour habitude de répondre « ceci ne relève
pas des DP » à certaines questions embarrassantes
mais, pour mieux effacer les traces de son forfait, elle a purement
et simplement fait disparaître les questions elle-même sur
le dernier compte rendu officiel.
Bien tenté !
C’est juste une entrave à l’action syndicale, une
de plus, et gageons que face à la menace des syndicats unanimes
elle ne réitèrera pas son exploit cette fois ci.
La difficulté quand on se risque au bonneteau
est de s’embrouiller soi-même :
Quand l’UFPL, le SNPL et le SPAC s’inquiètent
en cœur du sort de la convention papier réclamée
à cors et à cris depuis près de deux ans et que
les PN entrés dans la compagnie depuis 3 ans n’ont toujours
pas en leur possession, la DRH répond que… ils en sont
à la commande de l’imprimeur !
Ils vont curieusement beaucoup plus vite lorsqu’il s’agit
de mettre en place des stages de qualification sur un modèle
d’avion qui n’existe pour ainsi dire pas !
Dans le même esprit, le SNPL demande la mise
à jour des grilles de rémunération au format A5.
Une fois la réponse énoncée par la direction et
bien qu’il s’agisse d’une simple information que,
dans un passé pas si lointain on recevait pourtant systématiquement
tous les ans, on a l’impression qu’en comparaison, récolter
des échantillons sur le sol martien serait moins contraignant.
La direction implore de nous contenter du A4 plié en lieu et
place du format A5 qui semble hors de portée…
L’annuaire DOV, le CD contenant les textes conventionnels
et les plannings collectifs destinés aux élus... tout
ça aussi semble égaré dans le bazar ambiant, entre
une dame de cœur qui se fait la malle, un roi de trèfle
malade et des as de pique en pleine restructuration…
Tout cela génèrerait-il du stress ?
Intéressante question de la CFDT PNC qui s’interroge sur
l’état du plan d’action face au stress au travail
que Britair devrait mettre en place avant février 2010, comme
l’exige le gouvernement.
Et hop ! Un coup à gauche, deux à droite, dessus, dessous…
où est la dame ?
La CFDT en sera pour ses frais et ne récupèrera pas sa
mise, la direction se moque du stress des salariés comme le bonneteur
se moque des gendarmes. Après tout qu’est-ce que l’on
risque ? Une simple amende ? Non, il n’y a pas de plan d’action
de ce type à Britair. D’ailleurs, à quoi bon ?
En revanche, le plan d’action des petites arnaques,
lui, bat son plein :
L’UGICT CGT PNC évoque celui des congés
pour événements familiaux qui passent à la trappe
dès lors que vous êtes déjà en CP à
ce moment-là ; le SNPL met le doigt sur certaines IJ perçues
par Britair mais non reversées aux salariés qui se trouvent
en mois OFF ; le SPAC demande où sont passés les reliquats
de RC d’avant août 2008 et à propos desquels la DOV
aurait commis quelques « erreurs » (sic)…
Avant de conclure en soulignant que cette fois-ci,
malgré le souhait de la direction de les voir sagement repartir
chez eux à 16h30, les élus sont restés jusqu’à
une heure assez tardive afin de traiter, une fois n’est pas coutume,
l’ensemble des questions, évoquons un point assez fâcheux
dont le SPAC fait l’objet :
Le paragraphe 1-3 du titre I de la convention prévoit
la réunion d’une commission paritaire de conciliation en
cas de différend sur l’application de la convention. Celle-ci
doit réunir face à la direction l’ensemble des syndicats
signataires.
Y compris donc, le SPAC.
Or récemment, par un nouveau tour de passe-passe dont elle a
le secret, la direction y lit : « l’ensemble des syndicats
représentatifs », excluant par là le SPAC et les
25% des PNT qui lui ont accordé leur suffrage.
Certes, l’affaire n’en restera pas là et fera du
bruit que ne couvrira sûrement pas le silence complaisamment entretenu
sur le sujet par d’autres syndicats PNT, ce qui nous rappelle
que tout bon manipulateur de bonneteau doit avoir recours à des
barons, des complices noyés dans l’assistance et dont la
fonction est d’empêcher les joueurs de ramasser leurs gains.
Les DP SPAC vous souhaitent d’excellentes fêtes
de fin d’année.
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