La semaine syndicale du mardi 14 au jeudi
16 avril 2009 : DES MOTS ET… DES MAUX. |
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Commençons par la commission paritaire du mardi 14 avril avec
un rappel de la définition du mot paritaire issue du
dictionnaire : « qui est formé d’un nombre égal
de représentants de chaque partie, où les deux parties
sont représentées à égalité
». Et un peu plus loin, à parité on trouve
la première définition suivante : « Egalité
parfaite ». Sachez qu’il n’en est rien. La commission paritaire n’a de paritaire que le nom : en vertu d’un vieux principe du Droit Français (sic !) connu de lui seul, et qu’on imagine bien institué par un Colbert, un Mazarin ou quelque despote du genre, le Directeur des Opérations Vol s’octroie deux voix à lui tout seul ce qui crée un déséquilibre arithmétique évident en faveur de la direction. Conclusion : La DOV impose un candidat au mépris de la LCP, les délégués du personnel protestent, contestent, s’opposent, grognent et menacent mais la commission finit par valider selon un processus aussi démocratique qu’une élection présidentielle dans une dictature africaine. Ecoeurant ! Réunion DP, même topo ! Infraction en matière de fournitures de documents aux salariés : sous le prétexte fallacieux d’économie de papiers les conventions, le règlement intérieur, les dernières grilles de salaire PNC (la liste est longue…), ne sont pas fournis aux salariés comme l’exige la loi mais « consultables » sur TOMI. Mépris de l’instance officielle que représentent les questions des DP : ce sont pourtant des informations qui remontent des salariés de la façon la plus officielle et légale qui soit et qui devraient avoir au moins, si ce n’est plus, de poids qu’un CRCDB isolé. Et bien non : les postes des avions sont sales ? Réponse de la DOV : ce n’est pas de notre faute, c’est de la vôtre car vous ne remplissez pas les fiches d’appréciations après chaque nettoyage type Z et ne faites pas de CRCDB. Doit on faire un CRCDB chaque fois qu’une miette de pain traîne sur le siège ? « C’est pas nous, c’est les autres » est d’ailleurs un refrain à la mode chez nos dirigeants : Les douaniers vous embêtent, c’est pas nous c’est eux, les agents de sûreté parisiens dépassent les bornes, c’est pas nous c’est le préfet… c’est pas nous c’est Servair… etc. Les questions qui fâchent sont bien sûr toujours bottées en touche en vertu de l’absence (providentielle ?) de DRH : la formule type « en attente de réponse de la Direction Générale » a détrôné la précédente « ceci ne relève pas des DP » en tête, l’hiver dernier, du hit parade des pirouettes verbales. Tiens une bonne nouvelle, quand même : dans le dernier « EN VOL », on se félicite d’une économie potentielle d’environ 500 tonnes de carburant par an. Sachez que la dizaine de trappes de train manquant sur CRJ 700 représente à elle seule une surconsommation annuelle d’environ 1000 tonnes. La direction, si prompte à exiger des PN des efforts pour en quelque sorte payer les coûts qu’ils font supporter à la compagnie, a-t-elle réclamé une quelconque compensation financière à Bombardier ? Ben… non, voyons, il est tellement plus commode de faire quelques économies sur le dos des PN ! On n’a qu’à dénoncer un accord… lequel ? Bah, l’assurance perte de licence par exemple ! Enfin, pour terminer avec les DP, le bon mot du DOV, spécialiste du genre : Tout comme il ignore la définition du mot paritaire, Le DOV ne connaît pas celle du mot imposer : ainsi, aucun, il dit bien aucun CP n’a été imposé au PN sur la saison été ; non, cependant des CP supplémentaire ont été attribués aux PN. Je vous laisse consulter un dictionnaire pour y trouver la véritable différence entre imposer et attribuer… En attendant, si d’aventure un jour au restaurant, le garçon vous sert d’office une entrecôte frites alors que vous aviez choisi l’andouillette, dîtes vous bien que l’on ne vous a en aucun cas imposé un plat dont vous ne voulez pas ; non, non, pas du tout ; vous vous êtes simplement vu attribuer une entrecôte avec des frites ! Quant à votre andouillette je ne dirai pas ce que vous devez en faire afin de rester correct… mais ça doit ressembler un peu à ce que vous ferez des CP sur lesquels vous comptiez cet hiver et qui vous feront cruellement défaut. De mois en mois le dialogue social sous l’impulsion de l’attitude de plus en plus irritante de la direction, se dégrade. Après avoir bafoué la convention à de multiples reprises elle n’honore plus les engagements pris lors des précédentes négociations et renie même désormais les accords signés. Votre DP SPAC vous souhaite d’excellents vols. |