La journée syndicale du mercredi 17 septembre 2008 : AFFLIGEANT !

 

La matinée commence par une commission paritaire organisée une fois de plus « à la volée » : le délai de 30 jours depuis la parution des appels d’offres n’a pas été respecté, les effectifs par base n’ont pas été fournis aux délégués du personnel et, pire encore, les listes des postulants n’ont été communiqués que la veille à 18h45, par voie de messagerie électronique. C’est donc dans l’improvisation la plus totale que s’est tenue cette réunion en commençant par une explication (pas une excuse, non, j’ai bien dit une explication) à toutes ces irrégularités de la part de notre DOV : les incertitudes et les menaces de conflit relatives aux repos réduits cet été ont empêché la direction de publier les appels d’offre à temps. Ce qui nous force à être « réactif », qualité indispensable selon notre DOV qui semble être plus à l’écoute des bonnes ficelles des managers modernes pour qui la précipitation et le chaos sont synonymes de performance que du simple bon sens et de la sagesse dont sait faire preuve un pilote : quand on n’est pas stable, on remet les gaz, non ? Et bien à la direction de Brit’Air quand on n’est pas stable, on fonce en se disant qu’on est meilleur que les autres car plus réactif.

Résultat :
Un cafouillage certain dans l’applications des règles conventionnelles déjà assez complexes et confuses : avion nouveau, pas avion nouveau (un FK100 est-il un avion nouveau ?), augmentation d’effectif ou pas, délai de carence à rallonge qui n’avantage personne et pénalise tout le monde. Un exemple ? Le besoin de 5 OPL FK100 sur la base de Lyon qui ne trouve preneurs qu’en les candidatures de 2 OPL récemment embauchés sur CRJ mais écartés unilatéralement par la direction du fait de leur carence ; l’appel d’offres reste donc sans réponses, les postes correspondants sont toujours vacants et cette fois, c’est la régulation PN qui devra sans doute faire preuve de beaucoup de réactivité pour pallier au sous-effectif.
Seuls les changement de base sur volontariat se concluent de manière sereine, dans le respect des règles.

Affligeant !

 

Suit la réunion DP, débutée alors que les quatre DP PNT étaient encore en commission paritaire et donc absents ( ?).

Assez calme, celle-ci nous révèle une fois encore combien la direction joue avec ses propres règles : il existe un texte qui fixe le principe des repos encadrés, c'est-à-dire les horaires des services précédant ou suivant le repos. C’est ce qui empêche de se voir programmer un week-end vaqué entre une rotation finissant le vendredi à 23 h et une autre commençant le lundi à 6 h. Ces règles s’appliquent à tous les PN, quelque soit leur rythme d’activité. La direction en a décidé autrement : elle s’affranchit de cette contrainte vis-à-vis des PN avec augmentation d’activité et plus particulièrement avec ceux qui ne l’ont pas choisi (les nouveaux embauchés). Ce n’est écrit nulle part mais c’est comme ça ! Vous pouvez cependant compter sur vos délégués, nous ne laisserons pas ce dossier sans suite. Ca aussi ce n’est écrit nulle part mais ce sera comme ça !

Affligeant !

 

Le meilleur pour la fin : le nouveau rebondissement dans l’affaire de l’élection du CHSCT.

Imaginez qu’en faisant vos courses, vous achetiez un pack de 6 yaourts : 3 à la fraise et 3 à l’abricots ; puis vous vous apercevez que le pack contient un 7ème yaourt, gratuit. Il se trouve que ce yaourt supplémentaire est à la fraise. Qui d’entre vous l’extrairait du paquet pour le laisser sur l’étagère en prétextant que, sinon, il y aurait trop de fraises par rapport aux abricots ? Qui serait suffisamment stupide pour expliquer son geste en disant par exemple que, puisqu’il est inscrit « 6 yaourts » sur l’emballage alors vous n’avez pas le droit d’emporter le 7ème ?

Qui donc ?

Sans doute les délégués des syndicats qui ont refusé un 7ème membre au CHSCT proposé par la direction. Motif officiel invoqué : c’est illégal puisque le code du travail prévoit un CHSCT composé de 6 membres pour une entreprise de moins de 1500 salariés. Raison réelle avouée au milieu des insultes et des mots grossiers dont se délecte un hurluberlu aussi teigneux qu’impoli mais pourtant représentant d’un syndicat sol : il ne faut pas que les syndicats adverses (sommes nous donc en guerre ?) obtiennent la majorité des sièges.
J’ai mal choisi mon illustration : au lieu de fraises et d’abricots j’aurais dû choisir des navets et des poires.
Une triste poignée de navets qui défendent ce qui leur reste de semblant de légitimité et de pouvoir au détriments de leurs adhérents et des autres salariés, tous pris pour des poires : car en attendant une décision extérieur au collège électeur, il n’y a toujours pas de CHSCT à Brit’Air.

Plus qu’affligeant ! bien plus…

 

Les DP SPAC BRIT AIR.