La demi réunion DP du mercredi 15 octobre 2008 :
Mauvaise foi contre mauvaise humeur !

 

Tout commence avec les mises en place vers le Bourget dans le cadre des ECP FK100, problème soulevé par le SNPL qui conteste le système en vigueur consistant à mettre un véhicule à disposition uniquement de l’instructeur : si ce dernier ne l’utilise pas, il est en charge de prévenir les PN avec qui il partage le véhicule : comment faire si l’un d’eux a choisi de ne pas diffuser ses coordonnées téléphonique ? Entre autre réponses de notre DOV : « qu’il se débrouille, ce n’est pas mon problème ! »

Histoire de donner le ton… Négation des problèmes.

Ca continue avec les évaluations CDB.
Selon notre DOV, tout pilote doit se maintenir à niveau de manière continue et suffisante pour être en mesure de passer n’importe quel test du jour au lendemain ! Lorsque les DP lui font remarquer qu’un automobiliste ne serait guère assurer de réussir le code après plusieurs années de conduite, pas plus qu’un médecin, un ingénieur ou bien n’importe quel professionnel ne le serait d’obtenir son diplôme dans des conditions similaires, il se bloque sur la négative avec la même force que lorsqu’on lui demande de fournir un taxi à la place de la voiture de location avec laquelle les PN parisiens doivent, à l’issue d’une rotation en 3/3 avec nuit courte suivie d’une mise place sur LYS, se rendre jusque dans le centre de Lyon où se trouve l’hôtel Saxe Lafayette.

Négation des PN, de leur fatigue, de leur métier ; négation tout simplement de l’humain.

La réunion se poursuit dans une tension grandissante…
Le SPAC se livre à une petite et toute simple démonstration mathématique qui vise à prouver que la politique de réduction des coûts carburant (dont il ne saurait être question de remettre en cause la justification) se traduit par un écart par rapport à l’ancien mach de croisière supérieur à 0.2 et qu’en vertu de la convention, les forfaits doivent être recalculés. S’il est en effet indiscutable de s’efforcer de réduire la facture carburant, il n’appartient pas aux PN d’en payer une partie ! Le DOV répond par un argument douteux qui pourrait se résumer ainsi : « s’il y a du vent arrière à l’aller, il sera de face au retour ! » oubliant que les forfaits sont calculés à l’étape et non sur un aller-retour et surtout que la variation préconisée du mach de croisière n’est pas la même avec du vent de face qu’avec du vent arrière.

Négation de l’évidence mathématique, refus catégorique d’appliquer un texte conventionnel…

C’est dans une salle transformée en cocotte-minute que la DOV aborde les questions de UFPL.
Celle concernant l’attribution des temps partiels amène une intervention de l’UGICT-FO qui déplore que, pour la deuxième année consécutive, l’accord de 1996 ne soit pas respecté. Celui-ci dit que les demandes de temps partiel des années précédentes sont prioritaires l’année suivante sauf si le PN notifie le contraire et que, donc, le PN n’a pas besoin de renouveler sa demande !

Une fois de plus la DOV nie l’évidence et affirme que, puisqu’elle a publié un mémo, elle s’affranchit des règles conventionnelles !

Cette fois c’en est trop ! La marmite explose !

A l’unanimité les DP décident d’interrompre la séance et rédigent un courrier commun à l’attention de la direction pour exprimer leur mécontentement face au mépris dont fait preuve la DOV.

Notre DRH déplore une nouvelle rupture du dialogue social au sein de l’entreprise.

Pas autant que nous...

Les DP SPAC BRIT AIR