Tout commence avec les mises en place vers le Bourget dans le cadre
des ECP FK100, problème soulevé par le SNPL qui conteste
le système en vigueur consistant à mettre un véhicule
à disposition uniquement de l’instructeur : si ce dernier
ne l’utilise pas, il est en charge de prévenir les PN avec
qui il partage le véhicule : comment faire si l’un d’eux
a choisi de ne pas diffuser ses coordonnées téléphonique
? Entre autre réponses de notre DOV : « qu’il se
débrouille, ce n’est pas mon problème ! »
Histoire de donner le ton… Négation des problèmes.
Ca continue avec les évaluations CDB.
Selon notre DOV, tout pilote doit se maintenir à niveau de manière
continue et suffisante pour être en mesure de passer n’importe
quel test du jour au lendemain ! Lorsque les DP lui font remarquer qu’un
automobiliste ne serait guère assurer de réussir le code
après plusieurs années de conduite, pas plus qu’un
médecin, un ingénieur ou bien n’importe quel professionnel
ne le serait d’obtenir son diplôme dans des conditions similaires,
il se bloque sur la négative avec la même force que lorsqu’on
lui demande de fournir un taxi à la place de la voiture de location
avec laquelle les PN parisiens doivent, à l’issue d’une
rotation en 3/3 avec nuit courte suivie d’une mise place sur LYS,
se rendre jusque dans le centre de Lyon où se trouve l’hôtel
Saxe Lafayette.
Négation des PN, de leur fatigue, de leur métier ; négation
tout simplement de l’humain.
La réunion se poursuit dans une tension grandissante…
Le SPAC se livre à une petite et toute simple démonstration
mathématique qui vise à prouver que la politique de réduction
des coûts carburant (dont il ne saurait être question de
remettre en cause la justification) se traduit par un écart par
rapport à l’ancien mach de croisière supérieur
à 0.2 et qu’en vertu de la convention, les forfaits doivent
être recalculés. S’il est en effet indiscutable de
s’efforcer de réduire la facture carburant, il n’appartient
pas aux PN d’en payer une partie ! Le DOV répond par un
argument douteux qui pourrait se résumer ainsi : « s’il
y a du vent arrière à l’aller, il sera de face au
retour ! » oubliant que les forfaits sont calculés à
l’étape et non sur un aller-retour et surtout que la variation
préconisée du mach de croisière n’est pas
la même avec du vent de face qu’avec du vent arrière.
Négation de l’évidence mathématique, refus
catégorique d’appliquer un texte conventionnel…
C’est dans une salle transformée en cocotte-minute que
la DOV aborde les questions de UFPL.
Celle concernant l’attribution des temps partiels amène
une intervention de l’UGICT-FO qui déplore que, pour la
deuxième année consécutive, l’accord de 1996
ne soit pas respecté. Celui-ci dit que les demandes de temps
partiel des années précédentes sont prioritaires
l’année suivante sauf si le PN notifie le contraire et
que, donc, le PN n’a pas besoin de renouveler sa demande !
Une fois de plus la DOV nie l’évidence et affirme que,
puisqu’elle a publié un mémo, elle s’affranchit
des règles conventionnelles !
Cette fois c’en est trop ! La marmite explose !
A l’unanimité les DP décident d’interrompre
la séance et rédigent un courrier commun à l’attention
de la direction pour exprimer leur mécontentement face au mépris
dont fait preuve la DOV.
Notre DRH déplore une nouvelle rupture du dialogue social au
sein de l’entreprise.
Pas autant que nous...
Les DP SPAC BRIT AIR
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