La journée syndicale du mercredi 19 novembre 2008 :
Le mot joli nouveau est arrivé ! Notre DOV l’a sorti pour vous…

 

Certains attendent avec impatience le mois de novembre pour se rendre au salon de l’automobile et y contempler le dernier modèle de leur marque favorite.
D’autres se languissent d’un fameux jeudi du même mois quand ils s’enivreront des saveurs du beaujolais nouveau.

Dorénavant, et si à l’instar des grands poètes c’est l’automne qui inspire à notre DOV ses meilleurs mots, vos élus DP se prépareront chaque mois de novembre à découvrir sa plus belle perle.
Car force est d’admettre que le cru novembre 2008 dépasse, et de loin, tout ce que l’on a pu entendre jusqu’ici en matière de mauvaise fois et de cynisme.

Passons rapidement sur la commission paritaire qui a ouvert la journée dans un calme relatif assez inhabituel, la direction n’ayant pas comme à l’accoutumée réservé de mauvaise surprise et même accédé étonnamment à la demande particulière d’un OPL FK100 qui souhaitait repasser sur CRJ pour des raisons personnelles.
Nul doute que notre DOV réservait pour la réunion DP sa plus belle sortie.

Entrons donc dans le vif du sujet.
Au bout d’une heure ou deux environ, les DP SPAC reviennent sur la question du mach de croisière abaissé de 0.2 point, tant sur CRJ 100 que sur 700.
Admettons que, suite au dernier mémo, il s’agisse bien là du mach normal de croisière et que toute réduction de vitesse supplémentaire (en cas de vent arrière, rappelons que le mach doit être encore abaissé de façon à obtenir une vitesse sol de 420 kt sur CRJ 100 et 430 kt sur CRJ 700) soit laissée à l’appréciation et surtout à la bonne volonté de l’équipage. Admettons donc que les forfaits n’aient pas, de ce strict point de vue, à être recalculés. Ceci ne peut et ne doit s’appliquer que pour les étapes inférieures à 1h30. Car « l’additif aux règles de rémunération concernant les temps de vols », paragraphe IV « modification des temps de vol forfaitaire liée à des changement de structure » de l’accord du 18 janvier 2006 est ainsi rédigé :

l- Modification du mach de croisière : Les temps forfaitaires pour un type avion donné seront recalculés dès lors que l’écart de mach de croisière normal recommandé par la compagnie est:

- supérieur à + /- 0,2 point pour une étape inférieure à 1h30 avec le mach de croisière initial,
- supérieur à + /- 0,1 point pour une étape supérieure ou égale à 1h30 avec le mach de croisière initial.

0.1 point pour les étapes de plus de 1h30 !
Il est donc clair et incontestable que les forfaits des étapes concernées DOIVENT être recalculés. Il ne s’agit là nullement d’une exigence de quelques syndicalistes obtus ni de pollueurs irresponsables qui s’obstineraient à consommer absolument du carburant ; il s’agit purement et simplement d’une exigence conventionnelle.

Interrogé sur ce point, le DOV a répondu la phrase suivante (cramponnez vous au guidon, c’est du brutal !..) :

« Il n’y a pas, à Brit’Air de croisière supérieure à 1h30 ! »

Stupéfaction générale !
Personnellement, l’espace d’une seconde, j’ai réellement cru à une blague…
La suite m’a prouvé que non ; il ne plaisantait pas. Selon notre DOV, la convention se réfère au temps de vol passé en croisière uniquement puisque, je le cite « on parle bien de mach de croisière ! »
Vous l’ignoriez sûrement, tout comme nous mes chers confrères mais vous n’êtes payés que pendant la croisière ! Le roulage, le décollage, la montée, la descente, l’approche et l’atterrissage, en un mot toutes ces petites phases du vol sans grandes importances ne font pas partie de l’étape !
On imagine mal comment faire preuve de plus de mauvaise foi et de mépris…

Et nous n’étions pas au bout de nos surprises ce jour là :
Le soir même avait lieu l’élection des 7 membres du CHSCT (la combientième déjà depuis 1 an ?) qui, suite au refus de l’UGICT et de la CGT de participer au vote, a mécaniquement permis à notre collègue Marc Guyader d’y obtenir un siège, ce qui en totalise deux pour la future et très probable union Brit’Air ALPA.
Félicitons le ainsi que les 6 autres membres indépendamment bien sûr de leur appartenance syndicale.

C’était en tout cas suffisamment inattendu pour que, ajouté à la sortie ahurissante du DOV quelques heures plus tôt, mes bras aient imité les feuilles d’automne : ils en sont tombés par terre.

Votre DP SPAC BRIT AIR.