La réunion DP du mercredi 23 juillet
2008: Quand le droit divin se substitue au droit du travail |
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Avant toute chose, rendons un dernier hommage à notre collègue et ami Eric Figour, dont nous avons appris le décès la semaine dernière. Bon nombre de salariés aussi bien PS que PN et de dirigeants de Brit'Air étaient présents aux très émouvantes et poignantes funérailles, ce mardi 29 juillet. Eric, toutes nos pensées t'accompagnent pour ton ultime vol.
Le mois dernier nous nous étions félicités de l'entente intersyndicale qui avait permis la nomination de 8 membres au CHSCT, un pour chaque instance syndicale présente à une élection que nous croyions exemplaire. L'idylle n'aura finalement été qu'un feu de paille puisque l'un de ces syndicats a changé d'avis depuis et contesté la validité de cette élection et même obtenu son annulation à la suite d'une procédure en référé. Il ne nous appartient pas ici de discuter ou de juger ni le bienfondé, ni l'opportunité d'une telle démarche, surtout en cette période de crise sociale qui n'épargne pas plus les salariés que la compagnie dans son ensemble. Chacun se fera sa propre opinion, mais il est certain que ceux qui croyaient et continuent d'espérer en une union des syndicats en seront pour leur frais. En tout cas, la direction reste la grande gagnante face à des adversaires de nouveau divisés, donc affaiblis et des salariés privés pour un temps encore de CHSCT.
Deux mots caractérisent l'attitude de la direction lors de cette dernière réunion DP: obstination et autoritarisme. Un bon nombre de questions de la part des instances syndicales portaient sur les récents bouleversements qui ont affecté la vie des PN: modifications des découpes, modification unilatérale de la convention pour "l'adapter" aux nouveaux textes européens sans parler du bouquet final: les affectations temporaires dont l'amalgame des atteintes portées à la convention, au droit du travail et au respect des salariés et de leurs familles dépasse l'entendement. Vos délégués SPAC ont délibérément écarté ce sujet tant la position de la direction est connue et donc ses réponses prévisibles: Oui elle maintient son interprétation des textes de l'EUOPS qui, même si elle n'est pas foncièrement erronée n'en reste pas moins qu'une interprétation, froide, dépourvue d'état d'âme et de toute considération humaine. Avec arrogance elle affirme qu'une modification de la convention résulte de négociations alors même que chacun en a reçu des "compléments" issus de décisions unilatérales et qui ont, selon ses propres dires, valeur d'annexes ! Et il aura fallu un rappel de la loi sous la forme d'une lettre (trop tardive!) de l'inspecteur du travail pour rappeler au monarque despote qui dirige cette entreprise par l'entremise de ses Richelieu, Mazarin et autres Colbert des temps modernes, que le droit divin ne peut se substituer au droit du travail. Nos réclamations reçoivent leur désormais traditionnelle réponse négative: pas de taxi pour remplacer la voiture de location à l'issue d'une rotation 3/3 avec repos réduit + mise en place, pas de veste croisée pour remplacer l'actuel chiffon en vigueur car la direction s'arroge également le droit de modifier les traditions et symboles pourtant plus anciens que les modes ausquelles aiment satisfaire les férus de communication et autres "images de l'entreprise". Celles de nos collègues rencontrent le même insuccès: par exemple, alors que la direction connaît le nombre des départs prévisible (retraite, départs AF etc…) et que le sous-effectif atteint des proportions effrayantes (et coûteuses!) elle se refuse à prévoir des embauches arguant d'un manque de visibilité à l'horizon de la saison hiver. Elle maintient donc et défend un système de gestion uniquement réactive des effectifs alors même que tout prouve (à commencer par le simple bon sens) qu'il est inadéquat. Notons toutefois quelques infos utiles:
Saluons maintenant le directeur de la maintenance dont l'absence en réunion DP le mois dernier pour cause d'inauguration de bateau a bien failli se réitérer cette fois-ci. Il aura fallu que les délégués CGT SOL menacent de quitter la salle, soutenus en cela par d'autres instances, dont le SPAC, pour que monsieur Vernet daigne se libérer.
Pour finir, une petite illustration par l'exemple, d'obstination et d'aveuglement caractérisé: Le dernier mémo qualité déplore que la performance du standard PNT n° 6 "information pertinente et régulière" soit en chute libre pour le 4ème mois consécutif. En termes clairs et pour faire simple (exercice difficile pour le service qualité…) les PNT font de moins en moins d'annonces en début de descente. Interrogée sur les raisons possibles de ce "laisser-aller" qui, nous n'en doutons pas, vous préoccupe au plus au point, la direction avoue son incertitude et son ignorance mais avance l'hypothèse d'un relâchement… auquel elle compte mettre un terme par l'intermédiaire de l'envoi d'un mémo (un de plus!), de rappels lors des recyclage et de l'aide du groupe de projet ELAN ! Il ne lui vient évidemment pas à l'idée que le climat social déplorable qu'elle a instauré dans la compagnie, la démotivation qui en résulte inéluctablement et tout simplement la fatigue puissent être une piste ou un début d'explication. Alors, ignorance feinte ou déconnexion ? vous êtes seuls juges… Si le peuple manque de pain, pourquoi donc ne mange-t-il pas de brioches ? Les DP SPAC BRIT AIR
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