A la demande de la Direction le Comité
d’Entreprise a été convoqué les 11
et 13 octobre pour deux réunions extraordinaires.
En effet une décision de justice, pouvant invalider tout
ou partie des élections du Comité d’Entreprise,
aurait pu être rendue le 11 octobre par le tribunal de Brest.
Ce jugement aurait provoqué une carence de CE pendant plusieurs
mois.
La Direction, souhaitant consulter rapidement le comité
d’entreprise sur deux points précis, n’avait
pas d’autre choix que de le réunir dans l’urgence.
L’audience du tribunal de Brest a finalement été
renvoyée au 8 décembre prochain, repoussant ainsi
de quelques semaines le problème.
Lors de la première séance 7 élus étaient
présents et un absent (PNT).
Lors de la deuxième séance 6 élus étaient
présents et 2 absents (PNT et AGENT DE MAITRISE).
L’ordre du jour portait exclusivement sur deux consultations.
La première concernait les grilles horaires du personnel
sol de l’escale de Lyon, que la direction souhaitait modifier
rapidement pour permettre de reprendre en moyens propres (agents
Britair) une partie de l’assistance en escale des CRK de
la ligne NTE/LYS dès le début du programme d’hiver.
Les élus ont rendu à l’unanimité un
avis défavorable conformément à l’avis
du CHSCT.
La deuxième concernait un projet d’avenant avec Air
France portant sur la rétrocession de la ligne franchisée
NTE/TLS dans le cadre du projet base province d’Air France.
Le Président Lamidey nous a présenté une
information sur ce sujet que l’on peut résumer ainsi
:
Souhaitant poursuivre le déploiement
de son projet « bases province » Air France
envisage la possibilité d’ouvrir deux nouvelles
bases, Toulouse et Nice, à l’été
2012.
Dans ce cadre Air France souhaite reprendre la ligne NTE/TLS
que nous opérons aujourd’hui en franchise.
De plus, si le projet aboutit, Air France récupérera
la fréquence quotidienne SXB/NCE que nous exploitons
actuellement en affrètement.
En contrepartie Air France nous affrètera une charge
CRK supplémentaire sur ORY (ORY/SXB/ORY/MPL/ORY/MPL/ORY).
L’activité mesurée en nombre de charges
restant au même niveau, cela n’aurait pas
d’impact sur les effectifs globaux de Brit Air.
Cependant cela modifierait la localisation des besoins
PN. Il y aurait 4 équipages en trop sur NTE et
il faudrait 4 équipages supplémentaires
sur Paris.
La baisse d’activité sur Nantes conduira
donc à des mises en place des PN nantais pour aller
voler sur d’autres bases.
Concernant la baisse d’activité sur Strasbourg,
cela ne modifie pas les besoins en équipage sur
cette base (2 équipages par jour). |
Au cours du débat, une majorité d’élus
a souhaité mandater la Commission Economique afin d’obtenir
ses conclusions avant de pouvoir rendre un avis.
L’avis devrait donc être rendu lors de la prochaine
réunion ordinaire du Comité d’Entreprise qui
a été reportée de quelques jours et se tiendra
donc le vendredi 4 novembre.
Bruno REMUSAT, élu au CE BRIT AIR |