Après
l’appel des titulaires, le président Lamidey souhaite
faire une déclaration préliminaire dont la teneur
est la suivante :
Pour assurer
la rentabilité du réseau et l’équilibre
économique, Britair et Régional "ont décidé",
en accord avec Air France, de mener une réflexion commune
sur une évolution de leurs réseaux.
C’est à ce stade un projet, mais avec une volonté
d’aboutir.
Il prévoit de concentrer l’activité de Britair
sur ORY, LYS et RNS et celle de Régional sur CDG, NTE
et les lignes transversales. On parle là de réseaux,
pas de bases.
Cela signifie, qu’à terme, Britair ne serait plus
présent sur CDG et NTE et que Régional ne serait
plus présent sur ORY, LYS et RNS.
Les avantages recherchés sont la concentration des moyens
(maintenance, escales…) et les économies de gestion
en ayant plus d’autonomie commerciale et en étant
plus réactif face à la concurrence montante.
Cela nécessitera des échanges de lignes, équilibrés
en termes de charges avions. Ce rééquilibrage
se ferait sans favoriser une compagnie au détriment de
l’autre.
Cette spécialisation pourrait se faire en plusieurs phases
mais pourrait commencer rapidement.
Dans tous les cas, avant toute application concrète,
le CE sera consulté.
La localisation du siège, d’Icare et de la maintenance
sur Morlaix ne serait pas remise en cause.
Cela laisse
beaucoup d’interrogations et de réflexions: parle
t-on de l'équilibre économique du groupe ou de BRITAIR,
le nouveau réseau BRITAIR ne sera plus connecté
à celui d'AIR FRANCE avec toutes les conséquences
sur la fin du rôle de feeder, etc..
L’ordre du
jour peut reprendre avec l’approbation du PV du CE précédent
et la confirmation que l’accord PN sur les annulations de
vol est applicable depuis le 31 août dernier. Il serait
consultable sur TOMI.
Le rapport sur les
« comptes annuels 2008-2009 » est présenté
par l’expert désigné par le CE. Selon lui,
Il faut voir les performances de Britair dans une politique de
groupe et pas en termes de résultats.
Dans une conjoncture qui n’épargne pas les régionales,
la croissance de Britair marque le pas avec:
- Une forte réduction
de l’offre qui génère une amélioration
du coefficient de remplissage.
- Une baisse du
prix du coupon moyen et du chiffre d’affaires.
- Un affrètement
toujours anormalement déficitaire.
- Une forte dégradation
des résultats.
- Un recul marqué
de la valeur ajoutée.
- Des effectifs
stables.
- Un glissement
de la pyramide des âges et de l’ancienneté.
Malgré cela
la situation financière de la compagnie ne se dégrade
pas davantage.
Le règlement
intérieur du CE est ensuite adopté et le coordinateur
des commissions élu.
La présentation
des comptes du premier semestre IATA par le président Lamidey
confirme, que malgré un net recul du chiffre d’affaires,
le résultat intermédiaire est à l’équilibre
grâce principalement aux économies faites sur les
charges d’exploitation (prix du carburant, cours du dollar,
taux d’intérêts). Les curseurs pour le mois
d’octobre confirment la tendance.
Suite au succès
sans précèdent des demandes de prestations sociales
auprès du CE (coupons, chèques vacances, chèques
lire, chèques CESU, etc .), le budget 2009 des activités
sociales et culturelles a été entièrement
utilisé.
Le CE demande à la direction de Britair une subvention
exceptionnelle pour pouvoir faire le traditionnel « cadeau
de noël » aux salariés.
En dépit des difficultés économiques de la
compagnie, la direction de Britair accorde une subvention exceptionnelle,
qui permettra au CE d’offrir un chèque CADHOC de
30 Euros à l’ensemble des salariés.
Concernant le CRJ1000,
les informations présentes sur TOMI sont détaillées
: les livraisons des 5 premiers avions sont retardées (2
en octobre, 2 en novembre, 1 en décembre 2010) puis le
calendrier initial est respecté pour 2011 et 2012. La location
temporaire, auprès de Bombardier, de 2 CRJ900 n’est
pas encore finalisée. Il n’est pas possible de dire
aujourd’hui dans quelle capacité cabine ils seraient
exploités à Britair, ces deux avions ayant des configurations
différentes.
Un avis favorable
du CE est donné à la charte d’utilisation
du système d’information Britair.
| En fin
de séance, le CE adopte, à l’unanimité
des élus, une motion demandant le recours à
un expert de son choix, pour analyser les conséquences
sur l’emploi et l’économie de Britair,
qu’aurait le projet de restructuration du réseau,
si il était mis en application. |
Bruno Rémusat,
élu au CE
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