| Suite à la demande des élus de tenir
un CE extraordinaire le 30 décembre la Direction a répondu
favorablement… Même si la volonté des élus
était de limiter l’ordre du jour au seul déclenchement
du droit d’alerte, il est ajouté 2 séances supplémentaires
à la demande de la Direction.
Le programme du jour est donc le suivant :
-
Un premier CE extraordinaire qui concerne le droit
d’alerte.
-
Un deuxième qui concerne deux informations
et consultations avec demandes d’avis.
-
Un troisième reprenant les points laissés
en souffrance lors de la séance ordinaire de décembre.
• La séance est ouverte à 10h00
et avant le vote formel du droit d’alerte, le Président
nous dit quelques mots sur le projet de restructuration que l’on
peut résumer ainsi :
Il n’y a pas de nouvelles infos, l’intention
est toujours de présenter un plan détaillé,
au moins aussi précis que celui présenté
au CE de Régional de décembre, lors de la séance
du CE du 21 janvier prochain. C’est un projet coordonné
des deux directions, Britair et Régional qui, dans une
réunion plénière rassemblant leur Comité
de Direction respectif le 5 janvier prochain, définiront
ensemble le calendrier, la cible ainsi que le cadre juridique
d’un certain nombre d’éléments. Le dossier
avance et se construit selon le calendrier annoncé en novembre.
La Direction fera les meilleurs efforts pour donner, le plus rapidement
possible à l’expert, les informations demandées
qui doivent nous permettre de mieux analyser ce projet.
Il est ensuite proposé par le secrétaire de prévoir
deux jours de CE en janvier, pour permettre, au vu de la quantité
d’informations à traiter, une meilleure qualité
des débats. Le principe semble acquis.
Le droit d’alerte est ensuite voté,
sans surprise, à l’unanimité des élus.
• Le deuxième CE extraordinaire peut alors
commencer :
Il s’agit d’abord d’une demande
d’avis pour dénoncer l’accord perte de licence
de la convention d’entreprise PNT. La Direction, qui nous dit
que les négociations en cours depuis mars 2009, concernant
la mise en place de nouveaux aménagements sur les garanties
perte de licence, avancent dans un climat constructif, souhaite cependant
dénoncer l’accord en vigueur, au nom d’un principe
de précaution.
Elle nous explique que si les négociations syndicats-direction
en cours ne débouchent pas sur un accord, c’est la compagnie
qui devra assumer financièrement le versement de la prime sur
ses fonds propres, à partir d’octobre 2010 (date de fin
du contrat actuel résilié par l’assureur en mars
2009) jusqu’à la fin de l’application de l’accord
actuellement en vigueur.
En dénonçant l’accord aujourd’hui, il est
à noter qu’il restera applicable jusqu’à
fin mars 2011, 12 mois après l’expiration d’un
préavis de 3 mois.
Les élus, étonnés par un discours
contrasté de la Direction parlant, d’une part, de « possibilité
d’accord proche » et d’autre part, de « principe
de précaution au cas où un accord ne serait pas signé
avant septembre 2010 », et constatant de plus l’absence
de tout calendrier de négociations sur ce sujet, refusent à
l’unanimité de donner un avis, et demandent à
la Direction une information détaillée sur l’avancée
des négociations, les propositions de remplacement du contrat
en vigueur et le calendrier des prochaines réunions de négociations.
L’avis n’est donc pas rendu.
La deuxième demande d’avis concerne
un « plan d’action relatif à l’emploi des
salariés âgés ». En effet, une loi récente
oblige les entreprises à négocier, avec leurs partenaires
sociaux, un plan d’actions relatif à l’emploi des
salariés âgés et ce, avant le 1er janvier 2010.
Des réunions de négociation se sont tenues avec les
organisations syndicales en septembre, octobre et novembre derniers
mais n’ont pas suffi pour parvenir à un accord.
En l’absence d’accord, la loi prévoit la possibilité
de transmettre au préfet un plan unilatéral de la Direction
après avis du CE. Sinon l’entreprise doit payer une pénalité
financière égale à 1% de la masse salariale chaque
mois de retard.
La Direction reconnait qu’elle est entièrement responsable
de cette situation, estimant qu’elle n’a pas été
performante en la matière. Cela est en partie due à
l’absence du DRH actuellement en congé maladie et qui
est responsable de cette négociation, et aussi en raison d’un
revirement du gouvernement, datant de début décembre,
qui est revenu sur l’annonce qu’il avait faite concernant
un report de la date limite au 31 janvier 2010. Selon la Direction
ce plan d’action triennal, qui doit être transmis au préfet
avant le 01 janvier, devrait être ensuite amélioré
avec les organisations professionnelles. Pour cela le Président
s’engage à prévoir un calendrier de réunions
sur trois mois dès le début 2010.
Dans un climat social qui s’apparente plus
à de la méfiance qu’à de la confiance,
et après et deux suspensions de séance, les élus
refusent, à 7 voix pour et une abstention, de donner un avis
tant que l’ensemble des éléments leur permettant
de comprendre les tenants et les aboutissants de ce dispositif ne
leur est pas fournis.
L’avis n’est donc pas rendu.
• Le troisième CE extraordinaire peut
enfin commencer :
Il est 16h30, c’est l’heure des mises
en place retour…
Les points laissés en souffrance lors de la séance ordinaire
de décembre ne pourront donc pas être traités…
Juste le temps de traiter une question diverse concernant
une note relative à l’information qui doit nous être
donnée sur l’inscription d’un fonds solidaire au
Plan d’Epargne du Groupe Air France en plus des fonds existants
:
Le groupe Air France KLM a décidé d’inclure au
sein du PEG AF, le fonds « HSBC EE diversifié responsable
et solidaire (compartiment F) ».
La séance est levée.
Bonne année à tous,
Bruno REMUSAT, élu au CE BRIT AIR
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